Si l’on regarde quelques années en arrière, le sac plastique, sous sa forme la plus répandue, que nous connaissons tous, devait disparaitre de nos vies. Une interdiction de sa commercialisation était même en vue pour le 1er janvier 2010. Cette interdiction n’est finalement pas arrivée, et le sac en plastique a un sursis… veinard !

Trois femmes venant d'acheter un sac du designer Anya Hindmarch
C’est l’histoire d’un symbole : le sac plastique. Un symbole de notre société de consommation, que l’on retrouve partout (parfois de manière originale), distribué en quantités astronomiques aux caisses des supermarchés. Partout, le sac, si bien que dans la nature, sa présence ne s’oublie pas si vite. Le temps pour le “dégrader” est très long. Érigé en symbole de la société de consommation polluante, le sac plastique est devenu un outil de communication efficace pour Leclerc qui, en France, fut le premier à en bannir la distribution.
Un choix que les concurrents mettront du temps à comprendre, mais qui s’avèrera payant. Selon Michel Edouard Leclerc, qui a initié en 1996 la suppression des sacs plastiques dans les centres E.Leclerc en France, l’opération lui a coûté plus cher que les économies réalisées en magasin. En effet, cette suppression s’est accompagnée de campagnes de communication sur ce thème. Mais l’image ? Leclerc en ressort grandit, défenseur du pouvoir d’achat et de l’écologie. Ils ont même lancé des sacs équitables !
Le sac plastique, coupable idéal ?
L’emballage plastique représente aujourd’hui 1,5% de l’utilisation du pétrole (l’ensemble des objets en plastique en représentant 4%). Un chiffre qui ne veut pas dire grand chose, pris seul, mais qui induit 3 conséquences :
- une exploitation intensive des ressources non renouvelables, en particulier celle des hydrocarbures
- qui conduit à l’épuisement des ressources fossiles,
- et à l’augmentation inéluctable du prix des hydrocarbures et des émissions de gaz à effets de serre.
Face à ce constat incontestable et partagé par de nombreuses associations et spécialistes, le sac plastique devait disparaitre. La loi d’orientation agricole de 2006 prévoyait en effet l’interdiction totale des sacs de caisse en plastique non biodégradables, et ce à partir du 1er janvier 2010. Mais pour cause de non conformité à la réglementation européenne, le texte n’est finalement pas appliqué. Il faut pour le moment se reposer sur des initiatives locales, le fait de quelques convaincus, pour que le sac plastique soit interdit. C’est le cas notamment sur l’île de Ré ou en Corse, une des îles très touchée par la pollution des sacs plastiques, depuis des années. En Irlande, tous les sacs plastiques sont payants… En Allemagne, le sac publicitaire en coton a largement été adopté (on estime que chaque famille en possède une douzaine). Logique, quand on sait que sa durée de vie et d’utilisation sera de 4 ans, contre quelques secondes pour un sac plastique traditionnel.
Bioplastiques et sacs plastiques écolo
Selon des spécialistes, la voie des bioplastiques pourrait apporter une alternative aux bons vieux sacs. Le terme bioplastique désigne les sacs dont l’origine du matériau est issu de ressources renouvelables, et/ou dont la gestion de la fin de vie ne touche pas la plaète, c’est à dire est biodégradable. La Commission européenne a évalué le potentiel de développement de ces produits. La part de marché des bioplastiques devrait être comprise entre 1 et 2% en 2010 et entre 1 et 4% à l’horizon 2020, alors qu’elle était inférieure à 0,1% en 2002. Le sac plastique biodégradable semble donc une voie, à condition qu’il soit issu de ressources renouvelables, présentent l’avantage de ne pas contribuer à l’augmentation de l’effet de serre.

Quand peut-on dire qu'un sac est véritablement biodégradable ?
Le tableau ci-dessus, fourni par Conseil Emballage, montre bien qu’il convient de privilégier les sacs dont les matériaux utilisés pour la conception sont le papier, le PLA, PHA et PHB. Ce sont ces matériaux qui cumulent les fonctions renouvelables et biodégradables.
Sac publicitaire écologique, réutilisable, et autres alternatives
Dans le domaine des sacs publicitaires, puisque c’est de cela dont il est question, il existe des alternatives aux sacs plastiques. Qu’ils soient ditribués en caisse de supermarchés, par des boutiques ou ailleurs, ils peuvent, aujourd’hui, ne plus faire appel au simple plastique. Voici quelques initiatives à suivre.
Donner une nouvelle vie à son sac
Les baches publicitaires en PVC, mais aussi les toiles de bateau sont, par exemple, des matériaux non biodégradables, dont l’incinération émet des dioxines. Afin de donner une seconde vie à ces matières, des designer proposent des sacs tendance, souvent très accrocheurs à l’oeil. Le top : des sacs en bâche publicitaire, dont les poignées sont faites de ceinture de sécurité de voiture, le tout réalisé par des entreprises d’insertion sociale.

Sac en bache publicitaire de la marque Bilum
Pour ceux qui sont toujours à la recherche d’un sac publicitaire personnalisé, l’emploi de matières déjà utilisées permet un design unique. Je craque d’ailleurs littéralement pour les sacs Bilum ou encore ceux de 727 en voiles de bateau. Les particuliers aimeront aussi les sacs uniques de chez Reversible.
Utiliser des matières naturelles
Amidon de pomme de terre, papier recyclé mais aussi coton bio et équitable, les matières naturelles pour composer un sac ne manquent pas. Un sac publicitaire en tissu sera forcément réutilisable, et réutilisé. Comme nous l’avons vu précedemment, un sac en coton bio sera conservé en général 3 à 4 ans par son propriétaire. Quand la fonction de sac ne peut plus être assurée, l’objet est souvent réutilisé à d’autres fins. On ne jette jamais un sac en coton !
Pour en savoir plus:
- Dossier sur les sacs bio et les matières renouvelabes par Conseil Emballage (en pdf)
- Le coup du sac, billet critique sur les sacs publicitaires
- Expérience intéressante à la caisse de Dalyna
- Quelques sacs sur le blog Environnemental
Votre article dédié aux Sacs Plastique Publicitaires (SPP) m’a intéressé en tant que Pdt d’une association de collectionneurs de SPP (ACSPP) qui conserve un fonds célébré par le Guinness de 2001.
Nous communiquons avec cette collection pour sensibiliser le public à la valeur culturelle des SPP, nous somme également fiers de pouvoir dire que notre éfforts pour sensibiliser le public à la protection de l’environnement à travers l’exemple des déchets plastiques est bien accueillie dans nos expositions et interventions dans le monde scolaire.
Nous avons pris l’initiative d’organiser 2 conférences sur ce sujet qui a débouché sur la rédaction d’un livre blanc “Les sacs de caisse et l’environnement” disponible sur le blog de l’ACSPP.
Félicitations pour votre média
Bernard CADOT
Pdt fondateur fr l’ACSPP
Merci Bernard pour ce commentaire, et pour faire partager à nos lecteurs ce livre blanc au sujet des sacs de causse et de l’environnement. http://exposac.blogspot.com/ est d’ailleurs un site très riche en documents.