Après la génération silencieuse, qui a connu la guerre, les baby-boomers et la génération X des années 70 à 80, les nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi peuvent être regroupés sous l’étiquette de Génération Y. Représentant environ 13 millions de français aujourd’hui, cette génération, née après 1980, représentera 40% des actifs en 2015. Véritables “prescripteurs” et modèles pour certaines générations plus âgées, les jeunes Y sont parfois difficiles à cerner pour les services RH.

Pourquoi parle t-on de Génération Y ?
Ils suivent la génération X (d’où leur nom) et sont nés à une période charnière :
- Ils terminent un siècle (ou le commence)
- Sont le plus souvent nés avec la technologie (digital-native)
La génération Y est souvent décrite comme la plus bête (manque de lecture, connaissances faibles), mais aussi la moins mature (on reste un enfant) qui n’hésite pas à revenir chez papa / maman en cas de problèmes dans la “vraie vie”. C’est aussi la génération qui affronte, dès sa jeunesse, la réalité des menaces climatiques, les scandales alimentaires, la réalité du SIDA ou encore la mondialisation de l’économie. Des concepts qui font partie du quotidien pour cette génération hyper connectée, qui attend de l’immédiateté ! Tous ces concepts donnent naissance à une génération bien particulière à appréhender au travail.
La Génération Y au bureau
La Génération Y se caractérise bien souvent par un comportement exigeant en matière d’emploi. Les jeunes réclament leurs droits : un bon salaire tout de suite, des responsabilités, un beau bureau, des horaires maîtrisés. Cette exigence envers l’employeur peut parfois être perçue comme de l’arrogance. Elle est bien souvent le fait d’un schéma de pensée ou, depuis longtemps, tout semble “du”, y compris les devoirs qui sont devenus des droits… Un jeune de la génération Y a tendance à être “cash” et à exprimer clairement ce qu’il pense à un supérieur hiérarchique !
Pour la Génération Y, la hiérarchie est difficile à accepter. Il faut penser de manière horizontale, et faire du partage de l’information et des retours d’expérience le quotidien. Hyper-connecté avec la technologie, un jeune de la Génération Y sera également hyper-connecté à son environnement de travail, souhaitant collaborer en équipe, être multitâche.
Réaliste et mieux éduqué aux codes marketing et publicitaires, le jeune Y est aussi en quête de sens dans son travail. Il existe un rapport affectif fort avec l’entreprise.
Comment capter (et garder) un talent de la Génération Y en entreprise
Le recrutement avec la Génération Y exige une bonne connaissance de leurs attentes, pour adopter les codes adaptés.
Hiérarchie horizontale : parce que les Y ne croient pas dans la hiérarchie, et piétinent les supérieurs, il faut contourner ce problème. Facile ! Le Y n’aime la hiérarchie, mais sait reconnaître la connaissance, le savoir et les compétences. Un organigramme ne parle pas un Y, parlez compétences, évolution, partage de savoirs.
Le travail n’est pas un sacrifice : Adeptes du concept du “live now, work later”, les Y sont prêts à s’impliquer dans leur travail, mais ne souhaitent pas se sacrifier comme ont pu le faire leurs parents. Pour susciter leur engagement, il faut penser le travail par projets, par missions, et non comme un train-train quotidien qui les poussera inéxorablement dehors.
Donnez la parole : Parce que le Y est un être participatif, il a un avis, et veut le partager. Parfois difficile à canaliser, cette énergie débordante et cette volonté de communiquer peut être utilisée à bon escient par l’entreprise : confiez à la génération Y le transfert de l’information en interne ou la veille.
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Source : Génération Y – Voyage au pays des 18-30 ans
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